La toute première Coupe du Monde à 48 équipes a ouvert la porte à des nations qui n'avaient jamais connu pareille fête : quatre débutants — dont Curaçao, plus petite nation de l'histoire à se qualifier —, des records de diversité, de grands retours… et une absence de taille, celle de l'Italie.
La Coupe du Monde 2026, qui a débuté le 11 juin entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, n'est pas un Mondial comme les autres. C'est le premier de l'histoire à 48 équipes, et cet élargissement a ouvert la porte à des nations qui n'avaient jamais connu pareille fête. Petit tour d'horizon des histoires qui rendent cette édition unique.
Quatre petits nouveaux dans la cour des grands
Pour la première fois, quatre sélections découvrent la Coupe du Monde : le Cap-Vert, Curaçao, la Jordanie et l'Ouzbékistan.
Le plus beau conte est sans doute celui de Curaçao. Avec à peine 156 000 habitants, cette petite île des Caraïbes devient la plus petite nation à se qualifier pour un Mondial, pulvérisant le record détenu par l'Islande en 2018. Le Cap-Vert (environ 525 000 habitants), surnommé les « Requins Bleus », n'est pas en reste : il a terminé devant le Cameroun pour décrocher son billet.
L'Ouzbékistan, lui, écrit une page importante du football : il est le tout premier pays d'Asie centrale à atteindre une Coupe du Monde. Et la Jordanie, finaliste surprise de la Coupe d'Asie 2023, confirme sa montée en puissance.
Des retrouvailles après de longues années
Au-delà des débutants, plusieurs nations signent des retours très attendus. La Norvège d'Erling Haaland retrouve le Mondial 28 ans après sa dernière apparition. Haïti et la RD Congo reviennent après 52 ans d'absence, et l'Irak après 40 ans. Côté Amérique du Sud, le Paraguay est de retour après 16 ans.
Des records de diversité
Le passage à 48 équipes profite à toutes les confédérations. L'Afrique envoie 9 sélections, l'Asie également 9, et on compte un record de 8 pays arabes qualifiés (Algérie, Égypte, Irak, Jordanie, Maroc, Qatar, Arabie saoudite, Tunisie) — soit le double des éditions 2018 et 2022.
L'absence qui marque les esprits
Mais toutes les histoires ne sont pas heureuses. La grande victime de ces qualifications, c'est l'Italie : quadruple championne du monde, la Squadra Azzurra manque le rendez-vous pour la troisième fois consécutive, éliminée en barrage par la Bosnie-Herzégovine. Le Nigeria, le Chili et le Cameroun restent eux aussi à la maison.
Un Mondial à part
Première édition à 48 équipes, premier Mondial à trois pays hôtes, premier pays (le Mexique) à l'organiser trois fois… 2026 restera dans les livres avant même son coup d'envoi. Et sur le terrain, ces nouveaux venus comme Curaçao ou le Cap-Vert nous rappellent pourquoi on aime le foot : tout le monde peut rêver.